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A Nanterre, le centre de tri réhabilité

21 juillet 2022

La restructuration d’un centre de tri de collecte sélective fait partie d’une démarche collective qui vise à réhabiliter au lieu de démolir. A Nanterre, les architectes de l’agence parisienne Le Dévéhat Vuarnesson Architectes ont accompli un travail consciencieux qui redonne vie à un projet industriel d’une importance capitale.   

Sipane Hoh

 

 

 

 

L'agence Le Dévéhat Vuarnesson Architectes, fondée par Guillaume Le Dévéhat et Charlotte Vuarnesson, vient de terminer la transformation du centre de tri de collecte sélective de Nanterre. Un projet peu commun où les architectes ont fait tout leur possible pour y amener la lumière naturelle, tout en résolvant les autres contraintes. Le principe volumétrique de l’édifice a été adapté aux différentes fonctions. Tandis qu’une entité accueille les locaux administratifs, sociaux et les ateliers, les autres bâtiments contiennent, quant à eux, la décharge, la réception et le stockage de la matière collectée, le tri, le conditionnement et l’évacuation de la matière triée.

 

La restructuration du centre de tri de Nanterre est significative de l’approche de l’agence LVA. En effet, cette dernière, très sensible à l’emplacement d’un bâtiment et sa connexion à son quartier mais aussi aux principes de la réhabilitation et du recyclage urbain, a engendré un ouvrage qui met en avant divers enjeux actuels. Et bien qu’il s’agisse d’un équipement industriel, il est aujourd’hui ouvert sur le quartier.

 

Forts de leurs convictions, les architectes ont donné un soin particulier aux différentes qualités spatiales, mais aussi celles d’usages tout en améliorant les conditions de travail des employés. Ces derniers disposent ainsi d’un lieu confortable et généreux dont l’architecture va au-delà d’une réponse stricte de la mise aux normes ergonomiques et de sécurité.

 

 

 

 

 

Trois principes architecturaux

L’ensemble qui se développe sur 12 000 m² de surface a été réalisé, en mission complète, en association avec La Superstructure, Patrice Gobert architecte et associés basé à Paris et, pour le service public de traitement des déchets ménagers, le Syctom. Il s’agit d’un ouvrage qui, selon les concepteurs, répond avec brio à trois principes architecturaux majeurs. De ce fait, la présence de la lumière naturelle dans les bâtiments, le développement des espaces extérieurs directement accessibles depuis les salles de travail et de repos, ainsi que la contribution au déploiement d’espaces naturels, sont devenus des incontournables pour les architectes qui aspiraient, dès le départ, à engendrer un équipement facilement approuvable dans son environnement.

 

 

 

 

 

Conserver la vocation d’origine

Par ailleurs, notons que la parcelle, densément construite où se trouve le projet, est aussi contrainte par le Plan de Prévention des Risques d'inondation (PPRI), ce qui rend les enjeux de la réhabilitation encore plus délicats. Mis à part la conservation d’un maximum de constructions existantes, les divers travaux visaient l’augmentation de la capacité de réception et de traitement de la matière, le réaménagement global du site et, finalement, la mise aux normes ainsi que la rénovation thermique et environnementale des bâtiments. Une tâche nécessaire mais complexe que les architectes ont accompli avec la plus grande vigilance pour un résultat qui croise efficacité et fonctionnalité.

 

La parcelle est située dans un tissu urbain en gestation. En effet, le quartier étant anciennement dédié à l’activité industrielle, l’aménagement de la ZAC des Guilleraies vise à conserver sa vocation d’origine tout en y introduisant de nombreuses activités tertiaires. Le centre de tri constitue une importante pièce de ce puzzle marqué par un nouvel aménagement urbain et paysager. C’est pourquoi, les architectes ont fait tout leur possible pour que l’ouvrage devienne appropriable par les riverains. Notons, par ailleurs, que le traitement ‘paysager’ a contribué à cette tâche difficile.

 

 

 

 

 

L’âme de l’architecture industrielle bien gardée

La confection du centre de tri inclus ainsi la présence d’espaces végétalisés évoluant au fil des saisons, donne une part importante à la pénétration de la lumière naturelle, valorise les divers espaces de travail, engendre de nouveaux espaces extérieurs et créé de nouvelles vues. Bref, elle tisse un lien prépondérant avec le quartier. Les architectes n’ont pas négligé les nuisances visuelles, acoustiques et olfactives. Bien au contraire, chaque contrainte a trouvé une solution, pour le confort de tous.

 

L’opération menée par les architectes de LVA, en collaboration avec La Superstructure, Patrice Gobert architecte et associés et le paysagiste Thierry Dalcant, ne se compose pas seulement d’une simple réhabilitation et d’une mise aux normes. Elle va au-delà pour englober une démolition, une restructuration, une reconstruction, le tout sans toucher à l’âme de l’architecture industrielle. Le centre de tri de collecte sélective de Nanterre entame sa mue, confirme sa présence dans le quartier et devient une incontournable figure urbaine. 

 


Toutes les photos : © Guillaume Guerin

A Nanterre, le centre de tri réhabilité
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